Dans un contexte nord-africain où les solutions écologiques et durables sont de plus en plus prises en compte, surtout pour les zones rurales et semi-rurales, le principe de la phytoépuration pourrait aussi être perçu comme une alternative pertinente face aux défis de gestion de l’eau dans cette région.
Les stations d'épuration traditionnelles, nous le savons, nécessitent de gros budgets, non seulement à leur construction mais surtout à leur entretien. Cependant, dans nos petits villages de moins de 2500 habitants, en Algérie, au Maroc et en Tunisie, nous pouvons faire confiance à la nature pour y remédier et faire des économies, en parvenant aux mêmes résultats dans le traitement des eaux usées. De quelle façon ? En utilisant simplement des roseaux.
Inspirés par le fonctionnement des écosystèmes naturels tels que les marais ou les tourbières, un champ de 900 roseaux plantés sur 240 m² permet de traiter l'eau de vaisselle, de lessive et des toilettes d’une population de 200 habitants. Une méthode simple et ancienne : le système de phytoépuration.
Les roseaux fonctionnent comme des filtres naturels. Leur système racinaire crée un environnement propice à l’activité de micro-organismes qui dégradent les polluants organiques. Ce procédé est particulièrement adapté aux petites collectivités ou aux zones rurales. Le système combine l’effet épurateur naturel des roseaux avec celui des milieux filtrants granulaires (sable, graviers), répartis sur deux niveaux de filtration.
Cette gestion écologique des eaux usées, elle existe depuis longtemps le long de nos rivières polluées. Est-elle naturelle ou volontaire? Je ne saurais le dire. Mais il est peut-être temps d'y travailler au sein de nos municipalités de façon rationnelle et officielle. Il appartient aux services techniques de nos communes d'y réfléchir en s'inspirant d'expériences qui ont vu jour ailleurs. Nous croyons fermement en cette alternative durable.
Ce système, en effet, n’utilise aucun produit chimique comme le chlore ou l’aluminium, et consomme quatre à six fois moins d’énergie qu’une installation classique, soit environ 5 kWh par habitant et par an. Par conséquent, une station à roseaux réduit jusqu'à 60 % des émissions de CO₂.
Le coût de l’installation est très coûteux pour la mise en place du schéma directeur d’assainissement collectif des eaux usées. Un investissement d'une station à roseaux économise entre 20 % à 50 % qu’une station classique.
Les roseaux sont-ils l'avenir de l’assainissement dans les petites agglomérations nord-africaines ? Leur potentiel semble en tout cas prometteur. Mais il n'y a pas que le roseau.
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Aujourd'hui est la Journée mondiale de l'eau. - Ǧeṛǧeṛ
L'eau est l'élément vital. Elle est un enjeu majeur en ces premières années du 21ème siècle. Pour faire honneur à cette date, nous avons choisi de vous restituer le cycle de l'eau à travers...
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